mercredi, 11 février 2009
ANDROPAUSE POUR VOUS MESSIEURS
Si les femmes connaissent le passage délicat de la ménopause, les troubles de la postcinquantaine n’épargneraient pas non plus les hommes
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C’est quoi ?
Le terme « andropause » désigne, chez l’homme entre 50 et 70 ans, les manifestations psychologiques et organiques dues à la diminution progressive de la production d’androgènes, les hormones mâles, dont la principale est la testostérone.
Selon la définition de l’Organisation mondiale de la santé, cette baisse entraînerait, entre autres, des troubles sexuels.
Quels sont les symptômes ?
L’andropause se manifeste essentiellement par une diminution de la libido et de l’activité sexuelle (avec ou sans troubles de l’érection), par une baisse progressive de la masse et de la force musculaires (le tour de taille augmente avec l’apparition d’une petite bedaine), par une diminution de la pilosité sexuelle, des sueurs nocturnes, mais aussi par des symptômes psychologiques – léthargie, déprime, irritabilité, sautes d’humeur, diminution de la joie de vivre, pertes de mémoire, difficultés à se concentrer…
Mais attention : si ces symptômes évoquent l’andropause, ils peuvent aussi cacher une dépression ou une autre maladie. D’où l’importance de consulter son médecin.
Pourquoi on n’en parle pas ?
Si l’andropause est encore souvent passée sous silence, c’est que le terme est relativement récent (il n’est défini que depuis 1952), mais surtout que le phénomène est controversé.
Certains médecins y voient en effet une véritable maladie, de plus en plus documentée d’ailleurs dans la littérature scientifique. D’autres n’y croient carrément pas et considèrent que certains troubles sont tout simplement provoqués par l’âge. D’autres encore estiment que l’andropause est avant tout un marché juteux pour les laboratoires.
Pourtant, le « retour d’âge » chez l’homme peut, comme chez la femme, être un cap difficile à négocier, à la fois physiologiquement et psychologiquement. On sait par exemple que le diagnostic de l’andropause contribue à aider certains d’entre eux qui, auparavant, étaient considérés comme dépressifs.
A partir de quand ça commence ?
Andropause ou pas, globalement, à partir de la cinquantaine, le besoin d’orgasmes décline : leur fréquence, leur durée et leur intensité va en diminuant. La quantité de sperme baisse également. L’érection est plus longue à obtenir et nécessite plus de stimulation. Ce sont des changements normaux, que tous les hommes subissent en vieillissant.
Cette période peut aussi être celle du départ à la retraite et du syndrome du « nid vide » (lorsque les enfants quittent la maison), qui est loin de n’affecter que les femmes. Certains hommes se sentent alors inutiles, ils ont l’impression qu’on n’a plus besoin d’eux.
Qui plus est, l’andropause et la ménopause survenant le plus souvent en même temps dans le couple, celui-ci devra apprendre à se redécouvrir, à s’accompagner et à inaugurer ensemble une autre phase de la vie à deux.
Quels sont les traitements ?
Pour diagnostiquer l’andropause, on dose le taux de testostérone grâce à une prise de sang. S’il est trop bas, un traitement hormonal substitutif permet de le faire remonter et de rééquilibrer le taux de Dht et d’estradiol, deux sous-produits de l’hormone masculine.
Le but est de ramener ce taux dans la norme d’un adulte jeune (autour de 4 ng/ml). Plusieurs présentations sont sur le marché, sous forme injectable ou en comprimés. Dans les pays anglo-saxons sont proposés des patchs et des implants ainsi qu’un gel de testostérone, sur le même principe que les gels d’œstrogènes prescrits aux femmes ménopausées. Le traitement est efficace au bout de trois mois, mais il n’est prescrit que chez les hommes ayant un taux suffisamment bas de testostérone pour que leur qualité de vie soit altérée.
Contre-indications totales : le cancer de la prostate et l’insuffisance cardiaque.
A lire : L’Andropause, une vérité qui dérange, du Dr Lucien Chaby, gynécologue et andrologue, éditions Ellipses.
[05.02.09]
Florence Quentin Source Viva
Ostéoporose, au masculin aussi
Jusqu’à récemment, la médecine ne reconnaissait l’ostéoporose que chez les femmes ménopausées. On sait aujourd’hui que 15 % des hommes de plus de 60 ans sont concernés par cette affection, qui atteint les os et les rend moins solides. Comme pour les femmes, le traitement hormonal substitutif prescrit contre l’andropause permettrait d’améliorer leur densité minérale osseuse
09:29 Publié dans SANTE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : andropause, ménaupause, ostéoporose, vieillesse, âge, hormones, testostérone











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